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L’Europe, posture ou engagement ?

Voilà un drôle de titre - très politique - pour un article consacré à l’audiovisuel.

Et bien, je l’assume. Il s’agit bien de cela, mais au sens noble du terme : l’organisation des choses utiles à la société. Du reste, ignorer l’influence prépondérante des médias dans la politique serait d’une rare hypocrisie...



Jeudi 4 avril à 18 h, je diffuserai l’émission n°227 de CampingCarTV produite désormais par © Le Média Mobile. En 8 ans, nous avons réalisé 50 heures de reportages à vocation touristique dont 40 en France et 10 tournées principalement en Espagne et au Portugal, mais aussi en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Pologne ou en Slovénie.


J’ai toujours fait le choix, aussi souvent que cela été rendu possible, de faire l’interview dans la langue maternelle de mon interlocuteur : une question de respect, de cohérence et de mise en lumière de sa culture - avec les mots et la sonorité - qui invite au voyage. Bref, je veux qu’un Allemand vous parle en allemand et un Espagnol en espagnol…


Carnaval à Isla Cristina

Techniquement, nous disposons de nos jours de tous les outils de traduction nécessaires pour y parvenir. Il n’y a nul exploit donc de mon côté si ce n’est la charge de travail passé à traduire (pour moi-même, avant de faire les coupes, au moment du montage), puis à synchroniser et à rédiger les sous-titres en Français.


Mais, cet effort, je le demande aussi aux téléspectateurs. Sans doubler en Français, pour laisser la voix de l’interviewé vous transporter dans sa langue, je vous oblige donc à la lecture des sous-titres. Certains ne le feront pas et zapperont. Tant pis pour l’audience… Je méprise cette chimère d’apparence et me mets au service de ce que je sais être vrai et qualitatif.


Ce qui m’importe est la réalité de l’impact de ce que je produis.


Ceux qui feront l’effort de regarder l’émission N°227 ressentiront bien davantage l’émotion, l’appel du voyage et la volonté d’accueil de Francisco, Marisa, Rubén, Mayte et Lorenso que s’ils avaient été doublés ou pire - c’est hélas la soumission généralisée - interviewés en anglais !

    

Bien entendu, si je dois faire un reportage à Cheddar, je me dois d’interviewer en anglais. Mais quand il s’agit de Porto, Gouda, Camembert ou Gorgonzola : quelle indigence, quelle indignité, quelle indigestion même !


Ce choix assumé est d'abord motivé par l’idée que je me fais d’un reportage touristique qualitatif… et puis il y a aussi le respect de mes engagements de jeunesse pour cette Europe dont je rêvais (voir l'article 36 kilomètres par jour).



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