top of page

La Mise au Diapason

Je le dis souvent, rien n’est plus important dans l’audiovisuel que l’audio. C’est lui qui porte la narration quand il est « voix » (interview ou commentaire), lui qui rythme et amplifie l’émotion quand il est « musique ».


Sur la chaine CampingCarTV (produit par Le Media Mobile), un spectateur me laissait récemment ce commentaire flatteur : « On ne peut qu'être admiratif de ton travail et comme je le dis souvent, le choix des musiques est un régal… ». Merci.


Une sensibilité à la musique !

Je ressens depuis tout petit que tout est « musique » : l’histoire, la géographie, les saisons, les instants : Le 19° siècle est piano, l’Espagne est guitare, Paris est accordéon et la Sologne hautbois, l’automne est violoncelle, le désir est clarinette, le Whisky est saxophone.


De tous les arts, la musique me touche le plus. Je reste admiratif de ceux qui ont la chance et le bonheur de savoir la jouer, l’arranger, l’orchestrer.


Les plus beaux films de mon enfance étaient directement liés à leur bande-son. Barry Lindon sera ainsi, et à jamais, le premier. Mais j’ai adoré « Il était une fois dans l’Ouest » et Ennio Morricone, « Peau d’Âne » et Michel Legrand… La mélodie plus que le rythme. La mélodie sublime quand le rythme - paradoxalement - finit par épuiser l’action et le mouvement.


Je choisis ces musiques, comment ?

D’un point de vue purement pratique, je suis abonné et dépense des sommes non négligeables sur des sites spécialisés où des professionnels proposent des musiques devenues « libre de droit ». C’est une question de respect - des lois comme des artistes - mais plus encore, je sais bien que la qualité se paye.


Il ne me faut pas 5 secondes pour identifier, dans une vidéo, une musique inadéquate, vulgaire ou quelconque. Je ressens immédiatement cet amateurisme ou cette facilité qui nuit à l’ensemble.


Techniquement, pour CampingCarTV, je m’impose depuis 8 ans deux heures de découverte musicale par quinzaine. J’écoute une bonne cinquantaine de titres. Certains sont rejetés dès les premières secondes. Et j’en conserve, au bout du compte, 4 ou 5. Ils alimentent mon réservoir. Je puise dedans. Je ne me lance jamais dans le montage d’un film tant que je n’ai pas trouvé « sa musique ».


C’est ainsi que pour Giverny et Claude Monet, il m’a fallu 3 ans…

Les images ont été tournées en juillet 2021 ! Je voulais un morceau de piano qui sonne comme Chopin, mais qui ne soit pas un classique de Chopin. J’avais besoin, au milieu, d’une rupture dans sa continuité : le passage des jardins (extérieur jour) à la maison (intérieur jour) pour le final autour du lac… et les nymphéas.


Posts récents

Voir tout

Comments


bottom of page